Les drones sont-ils le nouvel allié des pompiers lors des interventions de secours ?

Pompier face aux flammes lors d’une intervention incendie

Quand le stress monte, que la fumée réduit la visibilité et que le commandant des opérations de secours (COS) doit décider sans délai, la thermographie par drone apporte une réponse simple : une lecture claire de l’invisible. À travers un écran de fumée, au-dessus d’une toiture fragilisée ou le long d’un front de feu, l’imagerie infrarouge (IR) révèle les points chauds et les écarts thermiques apparents qui orientent les actions. Approche, ventilation, refroidissement ou mise en sécurité s’appuient alors sur des éléments visibles et partageables.

Cette capacité accélère la compréhension de la situation et réduit l’incertitude. Les travaux de référence sur l’usage des caméras thermiques en milieu incendie confirment ce rôle. Ils montrent comment l’IR aide à dimensionner l’attaque, à suivre la dynamique du feu et à repérer des victimes ou des équipiers lorsque la visibilité devient quasi nulle, comme l’a notamment documenté le NIST.


Ce que change réellement l’IR embarquée sur drone

Sur une intervention en structure, qu’il s’agisse d’une habitation, d’un commerce ou d’un entrepôt, un vol court fournit l’équivalent d’un plan thermique aérien. Les linéaires de toiture à risque, les propagations latentes et les zones de surchauffe apparaissent là où la vapeur et les cloisons limitent la lecture depuis le sol.

Le flux vidéo infrarouge, croisé avec le spectre visible (RGB), permet au COS d’ajuster sa stratégie. Les points d’attaque, les ouvertures, la surveillance des reprises et la protection des équipes gagnent en cohérence. Plusieurs services départementaux d’incendie et de secours soulignent déjà un gain décisionnel tangible lorsque les images aériennes alimentent le poste de commandement, comme l’indiquent certains retours opérationnels récents.

Face aux feux de végétation, la thermographie aérienne détecte les points chauds résiduels après le passage des lances, contrôle les lisières et suit l’activité derrière un écran de fumée. Les retours d’expérience montrent aussi l’intérêt de l’IR de nuit, lorsque l’écart thermique devient plus lisible. Dans ces contextes, des bancs d’essai reproductibles émergent afin d’évaluer les performances des systèmes complets, associant plateforme, capteur et télépilote, notamment dans les scénarios de feux de forêt.

En recherche de personnes, en milieu forestier, sur friche ou après un effondrement, l’IR aide à détecter une signature thermique et à orienter rapidement les équipes au sol. Cette lecture impose toutefois une vigilance constante. Les surfaces vitrées, les tôles ou les flaques peuvent créer des artefacts par réflexion thermique. L’imagerie infrarouge reste donc un indice opérationnel, utile pour localiser et prioriser, mais jamais un verdict isolé. Les guides techniques rappellent d’ailleurs que la qualité de la donnée et son interprétation comptent autant que l’outil lui-même.


Quand l’outil fait la différence

Lors des incendies de structures, la thermographie par drone aide à lire les zones à forte température, à appuyer les décisions d’ouverture et de ventilation et à surveiller les reprises en fin d’intervention. Sur les feux d’espaces naturels, elle identifie les hotspots, sécurise les lisières et accompagne les patrouilles nocturnes, en coordination avec l’aérien habité lorsque celui-ci est engagé.

Dans les environnements industriels ou HAZMAT, l’observation à distance de réactions thermiques anormales sur des bacs, des cuves ou des convoyeurs permet de sécuriser les approches. Ces usages s’inscrivent toujours sous la doctrine locale du SIS et sous l’autorité du COS. Après l’événement, les images horodatées deviennent aussi un support précieux pour le RETEX, la formation et l’ajustement des procédures.


Connaître les limites et appliquer les bonnes pratiques

L’imagerie infrarouge ne voit pas à travers les murs. Elle mesure un rayonnement influencé par l’émissivité et la réflexion des surfaces. Le verre, les métaux polis, l’eau, la pluie ou la vapeur peuvent altérer la lecture, tandis que le vent et la météo modifient les contrastes thermiques.

La bonne pratique consiste à croiser les sources, en combinant IR, RGB et retours des équipes engagées. Les attentes doivent rester calibrées, car l’IR fournit un indice visuel et non une radiométrie fine si le capteur ne le permet pas. Les doctrines et standards insistent sur ce point : mieux vaut documenter les conditions d’acquisition, les limites et la méthode que promettre une mesure absolue en toute circonstance.


Comment BR Studio intervient en appui au COS ?

Chaque intervention commence par un alignement clair avec l’objectif opérationnel du COS. Il peut s’agir de rechercher des hotspots en toiture, de surveiller une lisière, de sécuriser un site industriel ou d’appuyer une recherche de personne.

Nous vérifions ensuite l’espace aérien et le cadre réglementaire applicable, en catégorie Open ou Spécifique selon la situation. Le déploiement s’effectue avec notre DJI Matrice 4T, combinant IR et RGB, avec un flux en direct vers le poste de commandement. Les captures sont conservées pour le RETEX, dans le respect strict des règles de protection des données.


Un cadre réglementaire clair

En France, les services d’incendie et de secours disposent d’un Guide de doctrine opérationnelle (GDO) dédié aux aéronefs télépilotés d’appui et de secours. L’objectif vise à harmoniser les pratiques et à faciliter la prise de décision, sans rigidifier l’action du COS.

BR Studio opère en conformité avec les réglementations DGAC, DSAC et EASA, en catégorie Open ou Spécifique selon la mission. La certification DronEdifice atteste de nos compétences métier et de notre capacité à intervenir dans des contextes exigeants, tout en fournissant des livrables fiables et adaptés aux besoins opérationnels.

Logo DGAC-DSAC – Direction générale de l’Aviation civile
Enregistrement et conformité DGAC-DSAC pour les vols de drone
Logo EASA – European Aviation Safety Agency
Conformité EASA pour les opérations drones professionnelles
Logo rond « Dronedifice » – certification RS5523 opérateur drone bâtiment
Badge officiel Dronedifice – compétences drone bâtiment certifiées


Besoin d’un appui drone IR pendant l’intervention ?

Tu nous transmets l’adresse du site et l’objectif opérationnel, qu’il s’agisse de repérer des hotspots, de surveiller une lisière ou d’appuyer une recherche de personne. Nous vérifions l’espace aérien et le cadre réglementaire, puis nous intervenons dans les plus brefs délais avec un flux IR + RGB mis à disposition du COS.

→ Parlons de ton intervention :

→ Tu veux aussi documenter l’après-coup avec de la photogrammétrie ? On le prévoit dès le départ.


FAQ

À quoi sert l’IR embarquée pour les pompiers ?

À visualiser l’invisible : points chauds derrière la fumée, propagation sous toiture, reprises potentielles, lisières actives en feu de forêt, et repérage d’une signature thermique en recherche de personne. C’est un indice pour décider vite, pas une valeur absolue.  

Peut-on voler de nuit sur incendie ou forêt ?

Oui, si le cadre réglementaire est respecté (Open/Spécifique et autorisation préfectorale), la coordination aérienne assurée, et la sécurité des tiers garantie. La nuit améliore souvent le contraste thermique pour repérer des hotspots.

Quelles limites techniques à garder en tête ?

Surfaces vitrées ou métalliques = reflets ; pluie et vent = contrastes réduits. L’IR sert la priorisation ; la confirmation reste opérationnelle.

Et la vie privée / les données ?

Mission de sécurité publique = règles strictes : pas de son, pas de reconnaissance faciale, usage proportionné et limité à l’objectif. Les images sont encadrées et traçables.

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